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Stress à l'examen de conduite : rester calme

· 6 min de lecture · Thomas Wolten

Le stress d'examen n'est pas un défaut de caractère. Comment la nervosité influence votre conduite, quelle routine aide et comment transformer la tension en vigilance.

Conducteur tenant calmement le volant pendant l'examen de conduite
Dans cet article
  1. Ce que la tension fait à votre conduite
  2. Connaissez votre environnement
  3. Respirez consciemment
  4. Une routine matinale fixe
  5. Caféine, sucre et conversations
  6. Changez votre regard sur la tension
  7. Concentrez-vous sur ce que vous pouvez contrôler
  8. Et si vous faites une petite erreur ?
  9. Exercez-vous sous une légère pression
  10. Préparation supplémentaire : exercez-vous sur l'itinéraire lui-même
  11. Quand une aide supplémentaire est utile
  12. Après l'examen
  13. Un exercice de visualisation
  14. Que faire des pensées négatives
  15. L'importance du sommeil et de l'alimentation

Certains candidats s'exercent sans faute pendant des mois et se prennent les pieds dans le tapis le jour J. C'est un phénomène bien connu, et il a généralement peu à voir avec la compétence. Ce qui change, c'est la pression. Celui qui comprend comment fonctionne la nervosité sait mieux la gérer.

Ce que la tension fait à votre conduite

La tension agit à plusieurs niveaux à la fois. Vos muscles se contractent, ce qui vous fait serrer plus fort le volant et braquer moins souplement. Votre respiration s'accélère et devient plus superficielle, ce qui complique la réflexion claire. Et votre attention se rétrécit : vous regardez moins loin devant et vous manquez ce qui se trouve en périphérie de votre champ visuel, comme un cycliste ou un piéton.

Le bon côté, c'est que vous pouvez contrer ces effets dès que vous les connaissez. Détendez volontairement vos mains, portez votre regard loin devant et respirez profondément de temps en temps. Ce sont de petites choses, mais elles font la différence.

Connaissez votre environnement

Une grande partie du stress d'examen vient de l'inconnu. Celui qui connaît le centre d'examen, ses abords et le déroulement a moins à craindre. Roulez au préalable aux alentours du centre d'examen, consultez les itinéraires d'entraînement et assurez-vous de savoir où vous devez être et ce qui se passe. Ainsi disparaît le sentiment de faire un saut dans le vide.

Respirez consciemment

Un exercice simple : inspirez calmement par le nez en comptant quatre, retenez un instant et expirez lentement en comptant six. Une expiration plus longue calme le corps. Faites-le plusieurs fois avant l'examen, et sans hésiter aussi pendant la conduite lorsque vous sentez la tension monter, par exemple à un feu rouge. Cela ne demande aucune attention et vous aide à retrouver votre calme.

Une routine matinale fixe

Une routine donne des repères, et c'est précisément ce dont vous avez besoin quand vous êtes nerveux. Préparez-en une pour le matin de votre examen et exercez-la déjà dans les semaines qui précèdent. Levez-vous à temps, pour ne pas devoir vous presser. Mangez quelque chose de léger, même si vous n'en avez pas envie. Habillez-vous confortablement et mettez les chaussures avec lesquelles vous vous êtes exercé. Repassez en revue ce que vous devez emporter. Et juste avant l'examen, faites un court exercice de respiration ou marchez un peu. La routine n'a pas besoin d'être longue, tant qu'elle vous donne un sentiment de contrôle.

Caféine, sucre et conversations

La caféine et le sucre peuvent accélérer votre rythme cardiaque et renforcer votre nervosité. Limitez-les donc juste avant l'examen. Soyez aussi prudent avec les conversations : parler avec quelqu'un qui est lui-même nerveux peut accroître la tension. Pendant l'attente, cherchez plutôt le calme, ou quelqu'un qui vous apaise.

Changez votre regard sur la tension

Un peu de tension n'est pas mauvais. Elle vous garde affûté et vigilant. Le problème ne commence que lorsque vous voyez la tension comme une menace et devenez ainsi encore plus nerveux. Essayez de la reformuler : « mon corps se prépare », plutôt que « je suis beaucoup trop nerveux ». Certaines personnes trouvent utile de considérer la tension comme de l'énergie plutôt que comme de la peur.

Concentrez-vous sur ce que vous pouvez contrôler

Vous ne pouvez pas contrôler ce que pense l'examinateur, l'intensité de la circulation ou la présence d'un chantier sur votre parcours. Vous pouvez en revanche contrôler la façon dont vous vous préparez, dont vous regardez, votre vitesse et la façon dont vous réagissez à vos erreurs. Portez votre attention là-dessus. Celui qui déplace son attention du résultat vers le processus est moins gêné par la tension.

Et si vous faites une petite erreur ?

Tout le monde fait au moins une petite erreur pendant un examen. Ce qui compte, c'est la façon dont vous y réagissez. Un candidat qui panique après une erreur en fait souvent davantage par la suite. Celui qui corrige son erreur et continue montre qu'il sait gérer les imperfections, et c'est justement une qualité importante d'un bon conducteur. Une petite erreur que vous corrigez aussitôt ne pèse pas comme une erreur qui représente un danger. Laissez donc l'erreur derrière vous et concentrez-vous sur la situation suivante.

Exercez-vous sous une légère pression

Celui qui ne s'est jamais exercé sous pression se sent déstabilisé le jour J. Vous pouvez en partie vous y entraîner en rendant volontairement vos trajets d'entraînement plus sérieux : demandez à votre accompagnateur de jouer le rôle de l'examinateur, parcourez un itinéraire complet sans conseils et ne faites le bilan qu'après. Un ou deux trajets de ce type juste avant votre examen vous donnent un avant-goût de ce que cela fait.

Préparation supplémentaire : exercez-vous sur l'itinéraire lui-même

S'il existe des itinéraires d'entraînement autour de votre centre d'examen, parcourez-les avec votre accompagnateur. Vous y découvrez les situations typiques et vous voyez où vous êtes encore hésitant. Gardez toutefois à l'esprit que votre examinateur choisit son propre itinéraire et qu'aucun itinéraire d'entraînement ne vous garantit l'examen lui-même.

Quand une aide supplémentaire est utile

Si vous constatez que la nervosité vous gêne vraiment, avec pour conséquences une angoisse intense, de l'insomnie ou de la panique, parlez-en à quelqu'un en qui vous avez confiance. Cela peut être votre moniteur, un médecin généraliste ou un autre professionnel. Le stress de performance est tout à fait courant, et vous n'avez pas à y faire face seul.

Après l'examen

Un exercice de visualisation

Visualiser peut sembler farfelu, mais c'est très utilisé dans le sport et pour les examens. La veille, prenez un quart d'heure de calme. Fermez les yeux et parcourez mentalement votre journée d'examen : vous partez, vous roulez jusqu'au centre, vous vous présentez, vous montez dans la voiture, vous réglez vos rétroviseurs, vous démarrez, vous prenez un rond-point, vous observez un carrefour, vous revenez. Essayez aussi de voir et de ressentir les petits détails : le volant entre vos mains, le bruit du moteur, votre respiration tranquille.

Le but n'est pas de croire que tout se passera parfaitement, mais de faire connaître la situation à votre cerveau. Ce que vous avez déjà parcouru en pensée vous paraît moins étrange le jour même.

Que faire des pensées négatives

Des pensées comme « je ne vais pas y arriver » ou « je vais faire une erreur » viennent d'elles-mêmes. Ne luttez pas contre elles, mais remplacez-les par quelque chose de concret : « je regarde bien et je roule calmement ». Une pensée qui vous donne une consigne d'action aide davantage qu'une pensée qui se contente de rassurer. Concentrez-vous sur le prochain carrefour, pas sur le résultat final.

L'importance du sommeil et de l'alimentation

Un cerveau reposé réagit plus vite et plus stablement. Essayez de dormir régulièrement dans les jours qui précèdent l'examen et de ne pas vous coucher trop tard. Mangez normalement, buvez suffisamment d'eau et évitez les extrêmes. Votre corps fait partie de votre performance, et celui qui en prend soin est moins gêné par la nervosité.

Quel que soit le résultat : prenez le temps de vous détendre. Passer un examen coûte de l'énergie. Si vous avez réussi, vous pouvez être fier. Si vous n'avez pas réussi, vous avez gagné de l'expérience pour la prochaine fois, et vous connaissez déjà le déroulement. Cela vaut plus qu'il n'y paraît à première vue.

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