Conduire sous la pluie, le brouillard et à contre-jour
· 6 min de lecture · Thomas Wolten
Vous ne choisissez pas le jour de l'examen, ni la météo. Voici comment adapter votre conduite à une chaussée mouillée, une visibilité réduite et un soleil bas.

Dans cet article
- La pluie et la chaussée mouillée
- Aquaplaning : que faire ?
- Soigner votre visibilité
- Vitres embuées
- Le brouillard
- Soleil bas et contre-jour
- Dans l'obscurité
- La pluie en ville
- Ce que l'examinateur veut voir
- Une courte liste de contrôle
- S'entraîner dans des conditions difficiles
- Et si l'examen est reporté ?
- La différence entre freiner sur route sèche et sur route mouillée
- Ce que vous faites autrement pour tourner et démarrer
- Un trajet tranquille comme exercice
Vous ne pouvez pas choisir le jour de votre examen, ni donc la météo. La pluie, le brouillard ou un soleil bas rendent la conduite plus difficile, et l'examinateur attend de vous que vous vous y adaptiez. Cela ne veut pas dire que l'examen sera plus dur pour vous, mais que vous devez regarder et conduire différemment.
La pluie et la chaussée mouillée
Sur chaussée mouillée, votre distance de freinage est plus longue. Gardez donc nettement plus de distance avec la voiture qui vous précède que d'habitude. Commencez à freiner plus tôt et de manière progressive : freiner brusquement sur chaussée mouillée augmente le risque de glisser. Dans les virages aussi, roulez plus lentement afin de ne pas perdre l'adhérence.
Faites en outre attention aux flaques et aux marquages routiers. Les flaques peuvent provoquer de l'aquaplaning : vos pneus perdent le contact avec la chaussée et vous perdez le contrôle. Les marquages blancs et les rails de tram sont de plus souvent glissants par temps de pluie.
Aquaplaning : que faire ?
Vous le remarquez parce que le volant devient soudain léger ou que la voiture semble flotter. Restez calme. Levez le pied de l'accélérateur et ne freinez pas brusquement. Gardez le volant droit et évitez tout mouvement soudain. Attendez de sentir à nouveau l'adhérence et ne freinez doucement qu'ensuite. Le mieux est bien sûr d'éviter l'aquaplaning en adaptant votre vitesse en cas de forte pluie, en évitant les flaques et en gardant vos pneus en bon état.
Soigner votre visibilité
Réglez vos essuie-glaces sur la bonne vitesse et utilisez le chauffage ou la climatisation pour garder vos vitres claires. Vérifiez que vos rétroviseurs ne sont pas embués et allumez vos feux de croisement lorsque la visibilité est réduite. Faites tout cela avant de partir : chercher un bouton en roulant sous la pression du temps est une distraction dangereuse.
Une bonne préparation commence d'ailleurs par votre voiture. Vérifiez régulièrement que vos essuie-glaces ne laissent pas de traces, que vos pneus ont suffisamment de profondeur de sculpture et sont correctement gonflés, que votre éclairage fonctionne et que vos vitres sont propres, y compris à l'intérieur.
Vitres embuées
Les vitres embuées posent surtout problème lorsque vous êtes plusieurs dans la voiture. Mettez la ventilation et éventuellement la climatisation en marche, dirigez le flux d'air vers le pare-brise et ouvrez une fenêtre si nécessaire. Faites-le avant de partir, afin d'avoir une vue dégagée dès le début.
Le brouillard
Dans un brouillard dense, vous réduisez fortement votre vitesse et augmentez votre distance. Utilisez les feux de croisement. Les feux antibrouillard ne sont autorisés que dans certaines conditions : vérifiez donc quand vous pouvez les utiliser. Ne roulez pas trop près des feux arrière de la voiture qui vous précède et ne vous laissez pas entraîner par la vitesse des autres.
Soleil bas et contre-jour
Surtout le matin et le soir, le soleil peut vous éblouir. Baissez votre pare-soleil et portez éventuellement des lunettes de soleil. Ne regardez pas directement le soleil. Réduisez votre vitesse lorsque vous ne voyez plus rien un instant et soyez particulièrement attentif aux piétons et aux cyclistes, plus difficiles à voir à contre-jour. Un pare-brise sale aggrave le problème : veillez donc à ce qu'il soit propre aussi à l'intérieur.
Dans l'obscurité
Dans l'obscurité, votre visibilité est limitée. Utilisez correctement votre éclairage et adaptez votre vitesse à ce que vous pouvez voir. Faites attention aux piétons sans éclairage ni vêtements réfléchissants, et aux cyclistes sans lumière. Regardez plus loin devant vous que vous ne le pensez nécessaire.
La pluie en ville
En milieu urbain, la pluie joue contre vous de plusieurs manières. Les piétons marchent plus vite et lèvent moins les yeux, les parapluies limitent leur champ de vision et les cyclistes portent parfois des vêtements de pluie qui réduisent leur audition et leur vue. Soyez particulièrement attentif aux passages pour piétons et aux carrefours. La chaussée peut aussi être glissante à cause des feuilles, des rails de tram ou des marquages routiers.
Ce que l'examinateur veut voir
Un examinateur n'attend pas des conditions parfaites, mais que vous les gériez avec bon sens. Cela signifie réduire votre vitesse à temps, garder une plus grande distance de suivi, utiliser correctement l'éclairage et les essuie-glaces et observer davantage dans les situations de visibilité réduite. Celui qui le fait fait même meilleure impression que quelqu'un qui conduit dans des conditions parfaites.
Une courte liste de contrôle
Avant de partir : les essuie-glaces fonctionnent et ne laissent pas de traces, les vitres sont propres, l'éclairage est allumé, la ventilation est bien réglée et les rétroviseurs sont clairs. Pensez aussi que vous aurez besoin de plus de temps en route. Celui qui part en se disant qu'il veut de toute façon rouler vite prend plus facilement des risques que celui qui planifie calmement.
S'entraîner dans des conditions difficiles
Si vous avez de l'expérience et que c'est sans danger, vous pouvez aussi faire un trajet d'entraînement sous la pluie avec votre accompagnateur. Commencez par un itinéraire tranquille et progressez. Discutez ensuite des moments où vous auriez dû garder plus de distance ou freiner plus tôt. Vous serez ainsi moins surpris s'il pleut le jour de l'examen.
Et si l'examen est reporté ?
En cas de conditions météorologiques extrêmes, un examen peut être reporté. Renseignez-vous auprès du centre d'examen sur sa politique et suivez ses instructions. Ne vous rendez pas vous-même au centre lorsque les conditions sont dangereuses sans avoir d'abord pris contact.
La différence entre freiner sur route sèche et sur route mouillée
Il est utile de se faire une idée de la longueur supplémentaire de votre distance de freinage sous la pluie. Sur chaussée mouillée, il vous faut nettement plus de distance pour vous arrêter, et cette distance augmente encore avec la vitesse ou si vos pneus sont en moins bon état. Vous pouvez en faire l'expérience sur un parking vide et sûr : freinez tranquillement à faible vitesse sur sol sec puis sur sol mouillé, et observez la différence de distance et de sensation. Ne le faites jamais sur une voie publique avec de la circulation.
Cela vous apprend quelque chose qu'aucune règle ne peut transmettre : sous la pluie, il ne faut pas seulement rouler plus lentement, mais aussi commencer à ralentir plus tôt. C'est exactement ce qu'un examinateur veut voir.
Ce que vous faites autrement pour tourner et démarrer
Vos gestes aussi deviennent plus doux. Vous braquez plus régulièrement, vous accélérez plus prudemment au démarrage et vous freinez plus doucement. Les gestes brusques sont un risque sur chaussée mouillée, car l'adhérence est limitée. Surtout au démarrage à un carrefour avec des rails de tram ou d'épais marquages routiers, il est important d'accélérer doucement.
Un trajet tranquille comme exercice
Si vous avez de l'expérience, prévoyez un trajet sous une pluie légère sur un itinéraire connu. Ne faites attention qu'à trois choses : votre distance de suivi, votre façon de freiner et votre visibilité. Demandez à votre accompagnateur de surveiller ces trois points et de vous faire un retour ensuite. Vous découvrez ainsi sans pression comment adapter votre conduite, et vous pourrez l'appliquer en toute confiance le jour de l'examen.
Le mauvais temps n'est pas une raison d'avoir peur de votre examen. Celui qui sait ce qui change et adapte sa conduite roule en sécurité, même sous la pluie. Conduisez calmement, gardez vos distances et donnez-vous le temps de réagir.


